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Dessin réaliste ou hyperréaliste

Le dessinateur tente de s'approcher le plus possible de la réalité, allant même jusqu'à rendre les mêmes effets que ceux d'une photographie (on peut alors dire photo réaliste).

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et mention spécial à Noémie qui à fini deuxième de ce concours!

 

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Mika PDF Imprimer Envoyer
interviews - interviews
Mika, ancien étudiant de l'AtelierBD,
Après avoir participé à différent collectif à sorti en 2006 son premier album.
Larmes de Fées, editions Soleil
dessin: Mika Scénario : Debois, Couleurs : Vincent

Tu sembles avoir un penchant pour les univers féeriques et les légendes. Qu'est ce qui t'attire dans ce genre ?

c'est simplement le fait qu'il n'y a pas de chartre graphique à respecter, je veux dire par là, que je me sens libre de pouvoir créer n'importes quelles créatures provenant de la féérie. je peux ainsi me faire plaisir, par exemple dans Larmes de fées, les personnages principaux korriganesques ne sont pas effrayants, ils ressemblent même à de petits garçons aux oreilles pointues, lol, alors que bien souvent les korigans sont plus disgracieux ! Je pense que chaque dessinateur est libre d'interpréter le monde féerique à sa guise.

{tab= Interview}


Comment se passe le travail à trois ? Entre toi, le scénariste et le coloriste ?

Cela se passe bien En fait François (scénariste) écrit son histoire, synopsis et découpage qu'il me fait ensuite parvenir. Après lecture, j'en discute avec lui pour compléter certaine information qui auraient pu m'échapper ou bien pour lui proposer quelques déviation par rapport a son script initial. Ensuite je prépare tous les story-boards (dans la mesure du possible) pour avoir une vision globale de l'album et ainsi calibrer les derniers détails indispensable a la narration. Une fois cela fait, je passe a la finalisation des planches, je crayonne légèrement mes dessins pour garder une certaine spontanéité durant l'encrage. Lorsque les pages sont encrées, avec le directeur de collection, le scénariste et moi-même, on repasse chaque page en revue pour minimiser les erreurs graphiques et ou scénaristiques. Pour ce tome 1, quelques premières pages ont été refaites entièrement a cause de la différence graphique qui les séparaient des dernières pages réalisées du à l'évolution de mon dessin. Enfin, Cyril (coloriste) vient ajouter son travail de colorisation. Afin que son travail corresponde à l'ambiance recherchée, j'établis une chartre graphique de chaque personnage avec les couleurs qu'ils doivent porter (vêtements, cheveux...) idem pour les lieux, les ambiances particulières, la météo ... Cependant, je lui laisse sa part de créativité et je suis ouvert a ses initiatives, bien sur si certaines sont trop ambitieuses je lui fait savoir. Personnellement je trouve qu'il a fait du très bon travail !

C'est ton premier livre seul, mais auparavant tu avait déjà participé à deux collectifs, quelle différence cela fait ?

 La différence principale, je dirais qu'elle se trouve sur le travail à fournir, 46 pages demande plus de travail qu'une dizaine ^^ je l'ai bien ressentie surtout quand on voit les mois défiler et qu'on est toujours sur la même histoire. Viens ensuite le problème de la différence graphique qui est simplement du a l'évolution du dessin, en effet, a force de dessiner les mêmes personnages et de rester dans le même univers ont fini par beaucoup mieux le maîtriser qu'au début, alors que sur un conte de quelques pages , le dessin n'a pas vraiment le temps d'évoluer. Par contre, pour la réalisation des pages, là il n'y a quasiment aucune différence, on retrouve les étapes obligatoire comme le découpage, le story-board, l'encrage...

Comment s'est faite la rencontre entre toi et le scénariste ?

La rencontre avec François s'est faite au moment ou je préparais un projet avec Jean Luc Istin(au scénario) pour les éditions Soleil qui est tombé dans les oubliettes ^^ C'est a ce moment précis que Jean luc m'a proposé de travailler avec François sur les contes de brocéliandes, l'idée du collectif et les petits contes m'ont vite séduit et l'aventure a commencer. Après avoir réalisé deux contes pour ce même tome, François m'a proposé de travaillé sur la série "Les Larmes de Fées ".

Avez-vous proposer le projet à plusieurs éditeurs ?

En fait, on n'a pas vraiment eu besoin de passer par cet étape, puisque Jean luc étant le directeur de collection de "Soleil Celtic" la série lui convenait parfaitement. On a donc pu se mettre rapidement au travail.

Comment se sont passé les premiers contacts avec l'éditeur ?

Pour cette série, tout s'est passé avec le directeur de collection (Jean luc istin) et comme il nous suit depuis notre première rencontre tout se passe bien !

Tu dis que l'univers féérique te laisse une certaine liberté graphique, mais ton univers interfère avec l'univers réel. Quel rôle joue la documentation dans la création de l'univers du livre?

La documentation tient une place importante dans la création dans le sens ou j'essai de rester fidèle a une certaine réalité principalement pour les lieux, les bâtiments, les navires... sans pour autant faire un travail historique, je dois juste rester crédible.

Comment donner au personnage le physique qui lui correspond? Par exemple pour la dryade , les sylvains ou les morriganes mais aussi pour Gwen ?

D'une part il y a les recommandations du scénariste qui propose sa vision, cependant François me laisse une grande liberté graphique pour que je m'épanouisse pleinement dans le dessin. Je réalise mes designs en tenant compte principalement du contexte de l'histoire, et si en plus ils sont agréable à dessiner, alors pour moi c'est gagner !

As-tu eu des moments de découragement , par exemple en te rendant compte qu'il fallait refaire les premières planches ?

Oui, je suis passé par des phases de découragement très brève, principalement quand j'avais du mal avancer sur certaine scène, j'avais l'impression de faire du sur place. Mais j'essayais a tout prix de rester concentrer sur le travail a faire.
Pour les premières pages a refaire, je savais que cela représentait du travail supplémentaire mais il était bien plus important que l'album soit homogène graphiquement que de s'inquiéter de l'effort a fournir.

C'est un album qui se révèle assez dense au final, assez complexe, il y à de nombreux personnages, beaucoup d'éléments à gérer, comment le résumerais -tu ?

 il y a dans Larme de fée deux mondes, d'un coté la réalité  tel qu'elle existait a cette époque , et de l'autre celui de la féerie dans lequel évolue le petit peuple. La dramaturgie de l'histoire fera rencontrer chaque personnage principal de ces deux univers sur le même terrain où chacun devra apprendre et tolérer l'autre pour qu'ensemble ils arrivent aux termes de leurs histoires respectives.

Larmes de Fées, editions Soleil
dessin: Mika; Scénario : Debois; Couleurs : Vincent

Merci MIKA !
Thierry Mary

{tab= Scénario}

Du scénario à la planche

voici un extrait du scénario du Tome 1 de la planche 33.
on pourra remarquer les différentes étapes de la réalisation à s'mauser à chercher toutes les modification et améliorations qu'apporte chaque étape et la masse de travail que cela peut représenter.


Case 1
Gwenn avance sous la pluie qui est maintenant un peu moins forte dans la forêt. Elle est toute boueuse et grelotte à moitié.

Case 2
Elle se retourne et voit une vieille bicoque délabrée, avec une vieille femme en train de tricoter sur un banc, à l’abri d’un toit de fortune.
La gwarc’h : « Les éphémères t’ont semée? On les perd toujours. »

Case 3
Plan sur le regard aveugle de la Gwarc’h. Elle porte une vieille coiffe bretonne.
Gwenn : « Vous êtes une Gwarc’h ? »
Gwarc’h : « Qui sait ? Peut-être ? Crains-tu celles qui ont la double vue ?.»

Case 4

Gwenn s’assoit et essore ses cheveux
Gwenn : « Pas si elles peuvent m’aider. Comment faire pour rattraper ces fées ? Je ne suis pas assez endurante pour les suivre à travers les taillis. »

Case 5
La sorcière éclate de rire.
Sorcière: « Ah ah ah !»
Gwenn : « Qu’est-ce qui vous fait rire ? »

Case 6
Plan général sur la bicoque. La pluie s’est maintenant complètement arrêtée.
Gershwin et Grenouille observent la scène en avant-plan, cachés dans un taillis.
Sorcière: « Louzaouer ar sklerik ! C’est moi qui suis aveugle, tu devrais y voir plus clair que moi ! Pourquoi veux-tu courir, quand tu pourrais les guider par ta voix ? »                    /                Gwenn : « Je ne vous comprends pas, grand-mère. »

Case 7

Plan rapproché sur la gwarc’h.
Sorcière : « La dryade fait naître les éphémères, mais ces dernières se nourrissent des chansons tristes, lorsque les bretons parlent de leur malheur. N’as-tu pas eu ton lot, femme ? N’es-tu pas capable de chanter ta détresse ? »

Case 8
Gros plan sur Gwenn, dubitative.
Gwenn : « Chanter ma détresse ? »


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Story Board
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Encrage
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Couleur
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