Dessinateur, scénariste, coloriste, Frédéric PONTAROLO déboule dans la collection 32 de futuropolis, avec le tome 1 de James DIEU, vous aurez l’occasion de le rencontrer à la FNAC de Strasbourg le 10 Juin.
Bonjour, comment ça va ?Je me sens vraiment mieux depuis le retrait du CPE, maintenant les auteurs de BD ne pourront plus être virés par leurs éditeurs sur un simple coup de tête, et il va à nouveau y avoir de la place aux infos pour avoir des nouvelles des attentats en Irak ! :)
Quelles relations avais-tu avec la BD dans ta prime jeunesse ? Si ma mémoire est bonne, j’ai lu de la BD très jeune, et aussi beaucoup de romans assez tôt. Ma mère a toujours beaucoup lu, et elle m’emmenait souvent à la bibliothèque municipale de la petite ville sinistre où on vivait. Finalement, les BD étaient les seules sources de couleur, la Lorraine étant plutôt grise et rouille, et la télé en noir et blanc à l’époque ! Mon père a travaillé dur pour qu’on puisse avoir toute la collection des Tintin, à la base c’était pour lui mais bon, il a fini par me les prêter. :) Je me souviens qu’avec mon ami d’enfance, on inventait des scénarios de BD… Enfin surtout lui ; il était plus doué que moi semble-t-il. Ensuite, il mettait en image ses scénarios, moi j’essayais de suivre, mais vraiment, il était plus doué que moi. Dommage qu’il n’ait rien fait de ce don… Un peu plus tard, je m’amusais à recopier des pages de Gaston ou d’Astérix. Et à partir du lycée, je n’ai plus lu du tout de BD, mais seulement du roman.
Et pourquoi avoir voulu faire de la bande dessinée ? Je n’ai redécouvert la BD qu’aux Arts Décos de Strasbourg vers l’âge de 22 ans, en découvrant Bilal, et avec lui l’envie d’en faire un métier. Avant ça, je voulais faire de la peinture, ou quelque chose comme ça. ;)
Quelles ont été les réactions de ton entourage ? Mes parents n’ont jamais essayé de me détourner de mes « envies artistiques », même si mon père aurait voulu que je sois pilote de chasse. Il faut dire que Dieu merci, au collège, il y a eu un ou deux profs pour convaincre mes parents de m’orienter vers une filière artistique / littéraire… C’est de toute façon les deux seules matières dans lesquelles j’étais à peu près bon. :) Il y a bien eu quelques autres personnes pour tenter de me faire croire que ce n’était pas un « vrai métier » mais plutôt un truc de feignant, mais il y aura toujours des imbéciles pour qui les seules vraies voies sont les voies balisées, et pour qui le dessin ne peut pas être quelque chose d’aussi « fatiguant » que fonctionnaire… hahahaha ! :) Mais comme je viens d’un milieu ouvrier laborieux, je comprends qu’un « artiste » ça puisse poser un problème (et je te passe les remarques sur les artistes qui sont forcément homosexuels !). Enfin voilà, je ne peux pas dire comme certains que j’ai toujours eu envie de faire de la BD… C’est Bilal, et uniquement lui au départ, qui m’a donné envie de faire de la BD (je pourrais t’expliquer pourquoi plus précisément, mais je tomberais dans la thérapie-interview ;). Le problème, c’est que ça se voyait beaucoup ! :)
la thérapie-interview , ce sera pour une autre fois :){mospagebreak title=Parcours}
Tu as suivi les cours des Arts Déco de Strasbourg avant de devenir intervenant pendant quelques années. Qu'est-ce qui différenciait ta génération de celle que tu as suivie, en tant que chargé de cours ? Mmmmm… Sans réfléchir bien longtemps, j’ai l’impression que ma génération était plus motivée et plus confiante en l’avenir. Pour situer quand même, c’était il y a plus de dix ans, et c’est donc une impression tout à fait normale. Les années 90 étaient quand même moins sinistres et angoissantes d’une certaines façon : c’était le règne d’Alerte à Malibu et des mannequins stars, Ben Ladden n’avait sans doute pas encore de poil au menton et les livres de Houellebecq n’étaient même pas à l’état de projet ! :) Et je crois que lorsqu’on est plus confiant, on peut se permettre de prendre son temps, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. C’est ce que j’ai ressenti en tant que chargé de cours aux Arts Décos : un problème de temps. Pas le temps de passer trop de temps sur un dessin, sur un projet, sur une idée, sur une discussion… Et pas trop le temps de venir en cours non plus ! :) Je me souviens qu’à mon époque, on essayait de faire ce qu’on appelle des « illustrations léchées », et c’était encore plus flagrant avec la génération d’avant. Actuellement, on va au plus rapide, on accélère pour obtenir un résultat final rapidement. Quand on a certains acquis, c’est presque normal à un moment de rechercher l’instinctif, le jet, la force brute, une certaine forme « d’essence ». Mais si on fonce s’en prendre le temps d’acquérir certaines bases, ça n’a aucun sens. On ne peut pas épurer une forme si cette forme n’existe pas !!!!! Sans être pessimiste, je ne vois pas trop comment on pourrait réorienter tout ça étant donné qu’il y a une logique avec toute notre société contemporaine, c’est la même chose dans les autres domaines : à la télé, on fabrique des chanteurs en 2 ou 3 mois, au cinéma on fabrique des films qui doivent rapporter un maximum d’argent en un minimum de temps d’exploitation et qui sortent en DVD de plus en plus rapidement, tout s’accélère comme si tout pouvait s’arrêter demain…
Une fois aux Arts Décos, tu as sans doute approché d'autres arts que la bandes dessinée ; est-ce que cela a enrichi ton parcours?Ca ne l’a pas enrichi parce que je suis malheureusement une sorte de monomaniaque obsessionnel, et que du coup, je n’ai regardé que mon obsession : la BD ! Si j’ai « dû » pratiquer d’autres arts, c’est qu’ils étaient obligatoires dans le cursus scolaire et que je n’avais pas trop le choix. Du coup, je les ai pratiqués en « mode automatique », sans forcément me demander ce qu’ils pouvaient m’apporter vraiment. Ce n’est évidemment pas une bonne démarche, c’est en tout cas ce qu’il convient de dire à des étudiants… ;) Mais je ne sais pas faire autrement, c’est inscrit dans mes gênes ! Mais ça comporte au moins un aspect positif : je crois que lorsqu’on est un peu obsessionnel, on met tout en œuvre pour arriver à son but. Si je ne l’avais pas été durant les quatre années pendant lesquelles j’ai essayé de faire éditer mes premiers projets, je pense sincèrement que j’aurais laissé tomber… Mais bon, il y a des arts autres que les arts graphiques qui m’ont beaucoup nourri, la littérature pas mal et le cinéma beaucoup. Le danger, pour moi en tout cas, c’est que j’avais l’impression de seulement reproduire ce que j’admirais. Actuellement, je n’admire franchement plus grand-chose, ça peut paraître un peu triste mais en même temps, je me sens plus libre. Sur le plan graphique, j’ai vraiment l’impression de « faire ce que je peux » et ça ne m’angoisse pas plus que ça : je sais que mon dessin évolue, lentement, mais il évolue, je ne suis pas pressé. J’essaye d’aller vers le plus de naturel possible, de me débarrasser d’un tas d’angoisses, j’essaye de me défaire de cette « image idéale » que tous les dessinateurs ont en tête parce que je crois que cette image me bloquait. Sous cet aspect, je me rends compte que mon dessin suit le même chemin que celui de ma propre psychologie, et l’évolution demande du temps, il n’y a pas de miracle…
Tu as travaillé avec différents éditeurs (Vents D'ouest, Casterman, Glénat) ; ton prochain projet, « James DIEU », sortira chez Futuropolis. En tant qu'auteur, quelles différences as-tu pu ressentir chez ces différents éditeurs ? Ce qui m’intéresse en premier lieu chez un éditeur, c’est qu’il trouve un intérêt, peu importe lequel, à publier mon livre et qu’il me paye de manière décente ! Ce que je veux, c’est juste pouvoir faire un livre, m’y coller tous les jours, ou non !, et pouvoir payer mon loyer. Ce que j’aime, c’est le temps que ça prend de faire ce livre, ou plutôt le temps que je m’offre et que l’éditeur m’offre pour le faire. De ce point de vue-là, je n’ai jamais eu de vrais problèmes avec un éditeur, à l’exception de Casterman pour le dernier tome de « Naciré et les machines ». Casterman venait d’être racheté après une faillite, les considérations n’étaient plus que des considérations concernant les chiffres de ventes, et « ils » ont eu un comportement simplement minable et faux-cul. C’était d’autant plus difficile à accepter qu’au début, Casterman c’était la panacée ! Mais avec « James DIEU » qui va sortir chez Futuropolis, c’est la première fois qu’on porte un regard vraiment intéressant et juste sur mon travail, et c’est quand même un privilège de pouvoir parler le même langage avec son éditeur ! Plus que motivant, c’est simplement essentiel car lorsqu’il y a des remarques (ce qui n’a pas toujours été le cas), et lorsqu’elles sont en plus intelligentes, justifiées et développées, ça vous oblige à vous dépasser, à rebondir, et donc à être meilleur. Et c’est aussi la première fois que je suis face à des gens (Luc Brunschwig et Sébastien Gnaedig pour les citer) qui sont plus ou moins de ma génération, avec une culture sensiblement identique, ce qui doit forcément aider à la compréhension générale…
{mospagebreak }Tu travailles seul en général, scénario, dessin, couleurs ? Mis à part l'éditeur, est-ce que tu montres ton travail à des autres ? Hum, pour situer un peu mieux les choses : pour les trois albums fait chez Glénat, je n’ai montré que les synopsis, et quelques images en cours de réalisation. On ne m’a jamais rien demandé de plus à cette époque, et j’avais toujours droit à un petit « c’est bien » en guise de commentaires !!! Si je montre mon boulot et qu’on me dit seulement « c’est bien », à quoi ça me sert ?! Je ne suis pas maso, mais comme je travaille effectivement seul et que je n’ai aucun recul sur ce que je fais, ce qui m’intéresse c’est que quelqu’un de « l’extérieur » me dise ce que je ne peux pas voir de « l’intérieur ». Ca devrait être le rôle d’un éditeur, et c’est justement ce que fait actuellement Futuropolis. Mais de manière générale, je ne montre quasiment rien à personne, à part à la « femme de ma vie » qui a un regard très juste, et à mon chat qui s’en fout ! Quand je vois des gens, j’ai envie de parler de tout sauf de mon travail… Je n’ai pas besoin d’en parler mais juste de le faire. Je pense toujours à un dessinateur que je ne nommerai pas et qui me montrait ses pages avec toujours un petit sourire fier. Dès que je faisais une petite critique qui aurait pu être constructive, il l’écartait ; il avait juste envie que je lui dise que son boulot était vraiment bien ! Etre en admiration devant ses propres pages, c’est comme se regarder dans un miroir et se trouver beau ! C’est un truc que je ne peux pas comprendre…
On peut quand même être fier ou satisfait de son travail, non ? Il ne t’es jamais arrivé de penser quelque chose du genre « j’ai fait un truc, là, franchement c’est chouette », ou alors as-tu en permanence un regard critique sur ton travail, à toujours chercher ce qui ne vas pas, ce qui pourrait être amélioré ?Bien sûr que j’ai du plaisir en « faisant », de la satisfaction par moments, mais ce sont des instants fugaces et je ne m’arrête pas pour regarder ce que je viens de faire en me disant « Whaou, chouette ! », j’ai trop peur de perdre « l’influx ». Je sais d’instinct si j’ai réussi un truc ou si je l’ai foiré : dans les deux cas, je continue à travailler, quitte à revenir plus tard sur les trucs foirés si le temps me le permet. Et si je n’ai pas le temps, eh bien tant pis. Je me suis fait à l’idée que dans chaque planche, il y a forcément au moins une image plus ou moins foireuse ! Quand je sens que je dessine facilement, j’y vais à fond parce que je sais que ça peut s’arrêter à tout moment, et des fois pendant plusieurs jours. C’est peut-être ce qu’il y a de plus frustrant : sentir une facilité certains jours, et le lendemain galérer comme un fou sur un détail dans une image ! Mais bon, maintenant, dès que je sens les rames arriver, j’arrête et je fais autre chose. :)
Est-ce que tu relis tes albums ? Si oui, avec quel type de regard ?Quant à relire mes albums, j’avais essayé, mais sans succès. Je peux regarder des détails, mais impossible de lire l’ensemble. Encore une fois, c’est comme se regarder dans un miroir : on peut le faire pour se raser ou se coiffer, mais pour regarder l’ensemble et réussir à avoir un point de vue objectif, franchement !…
Entre le travail que tu avais fait dans un collectif pour Vents d’Ouest (Nique la crise) et le premier Tome de Naciré, ton style n’as graphiquement pas grand-chose à voir (au fait, as-tu fini par récupérer ces planches ?). Pourquoi avoir changé de façon aussi radicale ?Ah oui, c’est vrai. Mais entre ces deux histoires dont tu parles, il s’est passé quand même 4 années ! Il y a aussi d’autres raisons qui expliquent ça : à l’époque de Nique la crise, on m’a beaucoup dit, ou plutôt reproché que ça ressemblait à du De Crécy, ça a fini par me gonfler sérieusement. Et quand j’ai discuté de Naciré avec Casterman, ils pensaient que l’histoire gagnerait à avoir un dessin plus réaliste. Je ne sais pas s’ils avaient raison ou non, mais en tout cas, j’ai suivi plus ou moins leur avis. Et puis… Il y a un autre truc assez étrange : j’ai remarqué que dans une histoire courte de quelques pages, je suis plus focalisé sur le graphisme que sur la psychologie des personnages. Sur une histoire longue, c’est l’inverse, et le fait d’essayer de vraiment m’investir dans la psychologie des personnages, de sentir leurs émotions, d’imaginer leurs réactions, etc., me fait les dessiner de manière plus réaliste ! J’ai remarqué ça, mais je ne sais pas qu’en penser… Et non, je n’ai jamais réussi à récupérer mes premières planches qui tournaient dans une expo! Si quelqu’un a des infos…
Tu te trouves beau ? Non, je dis cela parce que récemment un auteur me parle de toi, mais sans arriver à se souvenir de ton nom, et pour te décrire, il me dit « mais si, tu sais, le beau mec, là … - Qui Pontarolo ? - Oui, c’est ça! » Que cela ne t’empêche pas de rester humble… :)Voilà une question intéressante, enfin ! :) Décidément… J’ai répondu à la question de manière indirecte à plusieurs reprises il me semble, tu sais : ces histoires de miroir… :) Et puis… C’est qui cet auteur dont tu parles ?!
Je te le dirai à l’occasion :){mospagebreak title=James DIEU}Ton prochain livre sort donc chez Futuroplis dans la collection 32. As-tu écrit un projet exprès pour cette collection ? Pour « James Dieu », j’ai écrit la première mouture le 11 septembre 2001. Je m’y suis remis début 2005 en partant sur un one-shot. Il se trouve que Luc Brunschwig m’a rappelé en me demandant si je me sentais capable de développer cette histoire et les personnages pour partir sur une série assez longue qui rentrerait dans la collection 32. J’ai bien sûr dit oui et pendant plus d’un mois, je n’ai fait qu’écrire et réécrire le projet, en particulier les 3 premiers tomes. Pour les 6 autres, je n’ai pour l’instant qu’une vague idée et tout reste à faire. De toute façon, je ne voulais pas boucler définitivement une histoire, je préfère me laisser la possibilité de la faire évoluer selon l’inspiration du moment et peut-être aussi au grès de l’actualité mondiale. Comme il va sans doute me falloir 4 années pour réaliser cette histoire, il va forcément se passer des choses qui vont influencer le scénario !
Le fait d’avoir 32 pages a aussi une implication sur le rythme de l’album, peut-être plus dense, ou plus direct ?Le nombre d’album et leur format laisse en effet pas mal de liberté, il est possible par exemple qu’un album raconte en détail une scène qui durerait 1 heure en temps réel, suivi d’un autre où les ellipses seraient plus importantes. C’est l’avantage de la collection ; l’inconvénient, c’est que les parutions de chaque tome vont être assez rapides, et que j’ai en gros 6 mois pour réaliser un volume et écrire le scénario du suivant. :)
Tu as fait tes trois derniers livres dans un format carré, tu repasses dans un format plus classique, qu’est-ce que cela a comme incidence sur le découpage ?La différence avec mes précédents livres dans la collection « Carrément BD », c’est qu’ici le rythme de l’histoire est plus soutenu, j’ai plus de dialogues, ce qui veut dire, pour moi en tout cas, plus de cases que je n’ai l’habitude d’en faire. Ca donne au final des pages assez denses, et ce n’est pas plus mal vu le peu de pages de chaque album ; il y a donc finalement, je crois, autant à se mettre sous la dent que dans un album classique.
Ton univers est en général celui de la science-fiction, disons tendance romantique plutôt que space opéra ; est-ce que « James DIEU » si situe dans ce type d’univers ?C’est la première fois justement que je suis dans un genre différent, plus réaliste puisque l’histoire se déroule de nos jours à New York. Et c’est aussi pour ça que j’ai mis tellement de temps à m’y coller, j’avais vraiment la frousse de dessiner un quotidien réaliste, j’étais complètement bloqué par rapport à ça. J’imaginais la documentation photographique que j’allais devoir utiliser, je n’ai jamais travaillé de cette façon, et j’avais peur de ne pas me sentir assez libre dans le dessin en devant respecter ces contraintes. Mais finalement, ça se passe plutôt bien, j’aurais même tendance à dire que c’est beaucoup plus simple que la science-fiction ! En science-fiction, visuellement, tout ou presque est à inventer et il n’y a pas moyen de trouver de la documentation. :). Pas de romantisme non plus dans cet album, vraiment pas, c’est même plutôt cru et j’aurais voulu que ça le soit encore plus, mais bon… J’ai été « censuré ». :)
D’ailleurs, de quoi cela parle « James DIEU » ?C’est l’histoire d’un Mexicain, Juanito, qui s’est installé à New York dans le East Harlem, pour travailler chez Coca. Sauf que Coca a fermé l’usine pour la délocaliser… Au Mexique ! Il est donc au chômage, il essaye de survivre de petits trafiques pas bien méchants, jusqu’au jour où il trouve une canette de Coca dans laquelle Dieu vit retiré du monde. Dieu, de son vrai nom James Dieu, n’est autre qu’Elvis Presley en personne, il est alcoolique, un peu obsédé sexuel et n’en a absolument rien à faire de ce monde minable qu’il a créé un soir de cuite ! Juanito, lui, voit dans cette rencontre avec le Créateur une opportunité d’améliorer sa vie et de se sortir de la misère dans laquelle il est en train de s’enfoncer… Pour le reste, apparaîtront au fur et à mesure Jésus, le diable, et des « guest stars » comme les frères Bogdanoff, Tom Cruise, Michaël Jackson… Et vu la vision de la Bible que je donne dans James Dieu, hum, je m’attends à me faire assassiner par des Intégristes Catholiques à tout moment… Mais ces gens-là ne doivent pas lire de BD, Dieu merci :)…
Merci Monsieur PONTAROLO
Thierry MARY, pour AtelierBD.com
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